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La pollution de l’air intérieur à un coût annuel estimé en 2014 en France de 19 milliards d’€ par an. On passe 80% de notre temps dans un espace clos: lieu de travail/études et domicile. De ce fait, et contrairement à ce qu’on pourrait penser l’effet de la pollution intérieur est supérieur à celle de l’extérieur. Et au contraire de l’extérieure, la pollution intérieur ne se voit pas.

De quoi est constituée cette pollution de l’air intérieur ? En grande partie de particules fines et ultra-fines, comme dans l’air extérieur : on les appelle PM10, PM25 et PM1. Les plus petites vont jusque dans vos cellules, les autres provoquent asthme, aggravation des allergies, diminution de vos capacités cognitives, diminution de la productivité

La 2e partie de cette pollution ce sont les composés organiques volatils ou COV. Ce sont des composés utilisés dans les produits ménagers, les peintures, les solvants, les colles qui se décomposent dans l’atmosphère. Le plus dangereux est le benzène. Ils sont cancérigènes, et ces COV sont responsables par exemple de maux de têtes, d’aggravation des allergies, d’asthme..

Dans le coût socio-économique de la pollution de l’air intérieur, les particules fines sont estimées à 14 milliards d’€/an , tandis que les COV ne coûtent que (sic) 1 milliard d’Euros. Ces particules fines sont en effet le plus présentes dans les intérieurs surtout dans les domiciles : On en produit en cuisinant tout simplement.

Voici un exemple dans un appartement parisien (à la norme RT 2005) , au mois d’août avec les fenêtres ouvertes jour et nuit. En temps ordinaire avec les fenêtres ouvertes, le fond de pollution aux particules fines dans cet appartement situé à 700 m du périphérique est très proche des concentrations mesurées par le dispositif d’AirParif à proximité du périphérique. Les 2 pics observés à 12h et 20h00 correspondent à la cuisson d’un steak haché, et le soir de crevettes. Ces cuissons génèrent momentanément des niveaux de pollution proche de ceux qu’on mesure à coté d’un axe routier à trafic moyen.

Il suffit de mesurer cette pollution de l’air intérieur avec des capteurs de particules et de COV. Ces capteurs sont utilisés dans l’industrie depuis des années, et testés (PDF , Airparif, 2018) en comparaisons d’équipements 100 à 1000 fois plus cher.

Un tel dispositif permet ici de voir que la VMC de l’appartement met quelques heures à éliminer ce stock de particules fines et ultrafines. C’est encore plus long en hiver.

Je vous propose des objets connectés pour mesurer la qualité de l’air dans un lieu clos (maison, bureau, hangars, boutiques..) .